À retenir
- L'Insee mesure 15 % dans les entreprises de 10 à 49 salariés et 31 % dans celles de 50 à 249, pour un usage organisé.
- Le dossier France Num écrit 26 % pour les TPE et les PME réunies. Une autre page du même site écrit 34 % pour les PME.
- Bpifrance compte 55 % de recours à l'IA générative fin 2025, puis 58 % de tout recours en avril 2026, dont 34 % sans cadre formalisé.
Aucune de ces enquêtes ne publie un taux unique intitulé « IA des PME ». L'Insee et Eurostat partent de 10 salariés et demandent une technologie utilisée de façon organisée. France Num interroge aussi des entreprises sans salarié. Bpifrance interroge le dirigeant sur le recours, y compris occasionnel. Les trois chiffres du chapô décrivent trois questions. Ils ne se corrigent pas l'un l'autre. Le dossier qui les replace dans une décision de conseil est celui du conseil en intelligence artificielle.
Ce que l'Insee compte comme un usage d'entreprise
Insee Première n° 2120 est paru le 21 juillet 2026. Le chapô dit que 18 % des entreprises « implantées en France » déclarent utiliser au moins une technologie d'intelligence artificielle en 2025, soit 8 points de plus qu'en 2024. La rubrique Sources précise le champ : entreprises implantées en France hors Mayotte, de 10 personnes occupées ou plus, secteurs principalement marchands hors agriculture, finance et assurance. L'échantillon compte 11 000 entreprises. Le champ en comprend environ 194 000, employant 13,5 millions de salariés. La situation décrite est celle du premier trimestre 2025 [1].
La définition écarte l'essai individuel. Les réponses « n'incluent en principe pas les utilisations de l'IA que peuvent faire les salariés ponctuellement et à titre individuel », par exemple un agent conversationnel. Huit technologies sont listées en 2025, contre sept en 2023 et en 2024. La huitième est la génération d'images et de contenu audiovisuel. Le mot « salariés » désigne ici les personnes occupées, y compris les non-salariés.
La figure 1 donne la tranche, pas le mot PME. En 2025, 15 % des entreprises de 10 à 49 salariés déclarent au moins une technologie, 31 % de celles de 50 à 249, et 58 % de celles de 250 ou plus. L'ensemble des 10 salariés ou plus est à 18 %. En 2023, les mêmes cases valaient 5 %, 10 %, 21 % et 6 %. En 2024 : 9 %, 15 %, 33 % et 10 %. Les entreprises de moins de 50 salariés représentent 85 % du champ, celles de 50 à 249 salariés 12 %. L'Insee écrit que l'usage a triplé, entre 2023 et 2025, dans les entreprises de moins de 250 salariés, et qu'il a été multiplié par 2,8 dans celles de 250 ou plus. L'écart entre les moins de 50 salariés et les 250 ou plus est passé de 16 à 43 points.
Les entreprises utilisatrices concentrent 66 % du chiffre d'affaires du champ et 59 % de l'emploi, contre 49 % et 40 % en 2024. La publication le dit : cela ne signifie pas que 59 % des salariés utilisent l'IA. Cela signifie que 59 % de l'emploi du champ se trouve dans une entreprise qui déclare mobiliser ces technologies de façon organisée, pour tout ou partie de ses tâches. L'enquête ne sépare pas les entreprises de taille intermédiaire des grandes entreprises. Les 58 % portent sur les 250 salariés ou plus. Cette tranche est traitée à part, sur la page des solutions d'IA pour les ETI.
Le tableau européen, au dixième près
Le rapport statistique d'Eurostat, édition 2026, reprend la même enquête harmonisée. Les classes y sont écrites en toutes lettres : entreprises de 10 personnes occupées ou plus, puis 10 à 49, 50 à 249, et 250 ou plus. 157 000 entreprises ont été enquêtées dans l'Union en 2025. Le tableau 1 donne, pour la France, 18,2 % sur l'ensemble, 15,0 % pour les 10 à 49, 30,8 % pour les 50 à 249 et 58,0 % pour les 250 ou plus. Pour l'Union, dans le même ordre : 20,0 %, 17,0 %, 30,4 % et 55,0 %. L'Allemagne est à 26,0 % sur l'ensemble, le Danemark à 42,0 % [2].
L'Insee arrondit ce tableau à l'unité, dans le même ordre : 18 %, 15 %, 31 % et 58 % pour la France, 20 %, 17 %, 30 % et 55 % pour l'Union. Le 31 % est l'arrondi de 30,8 %, le 30 % européen celui de 30,4 %. Le texte de l'Insee parle d'un retrait de 2 points sous les 50 salariés, du niveau européen pour les 50 à 249, et de 3 points de plus à partir de 250. Au dixième, les 50 à 249 sont à 30,8 % en France contre 30,4 % dans l'Union, et les 250 ou plus à 58,0 % contre 55,0 %.
Deux autres pages d'Eurostat impriment l'Union avec d'autres décimales. L'article du 11 décembre 2025 écrit 20,0 % en 2025, après 13,5 % en 2024. Il nomme le Danemark à 42,0 %, la Finlande à 37,8 % et la Suède à 35,0 %. Il ne nomme pas la France [3]. Statistics Explained, extraction de décembre 2025, écrit 19,95 % pour l'Union, 17 % pour les petites entreprises, 30,36 % pour les moyennes et 55,03 % pour les grandes [4]. Même indicateur, trois écritures. Pas un second sondage français.
France Num : 26 % sur un champ qui commence à zéro salarié
Le dossier du baromètre France Num a été publié le 15 septembre 2025. Sa page a été mise à jour le 23 septembre 2026. Il se présente comme la 5e édition. L'article de la Direction générale des entreprises, le même jour, parle de la 6e édition. L'écart de numérotation n'est pas expliqué [5] [6].
Le terrain va du 26 mars au 18 avril 2025. L'échantillon compte 11 021 entreprises, dont 3 043 PME et 7 978 TPE, parmi lesquelles 1 027 de zéro salarié : 10 219 réponses en ligne et 802 par téléphone. Le dossier écrit que les résultats sont représentatifs de la « population 2024 » des TPE et PME, pour une enquête menée en 2025. Il ne publie pas le seuil de salariés qui sépare la TPE de la PME.
Le recours à des solutions d'intelligence artificielle « a doublé en un an, et atteint 26 % ». Le taux de 2024 n'est pas réimprimé. L'article ministériel reprend 26 % et un usage « multiplié par deux par rapport à 2024 ». L'article du 4 juin 2026, qui commente une note du Crédoc non ouverte, écrit 5 % des TPE-PME en 2023 et 26 % en 2025, pour des outils « à des fins professionnelles », de 0 à 249 salariés [7].
Une autre page du même site écrit : « 26 % des TPE (+13 % par rapport à 2024) et 34 % des PME (+18 % par rapport à 2024) en sont équipées, selon le Baromètre France Num 2025. » Ici, 26 % qualifie les TPE, et les PME sont à 34 %. Les signes sont des pourcentages, pas des points [8]. Les seuils du plan sont sur la page Osez l'IA.
L'article du 4 juin donne une coupe absente du dossier : 23 % de 1 à 4 salariés, 42 % de 50 à 249. Les secteurs divergent. Le dossier : 51 % dans le numérique, 41 % dans les services spécialisés et techniques, 29 % dans les services à la personne, 20 % dans l'hébergement-restauration, 15 % dans l'agroalimentaire, 9 % dans l'agriculture. Le ministère : de 41 % dans les NTIC à 9 % dans l'agriculture. L'article du 4 juin : 56 % dans les NTIC, 41 % dans les services spécialisés, 30 % dans la finance, 9 % dans l'agriculture, 15 % dans le transport, le bâtiment et l'agroalimentaire. L'agriculture est à 9 % sur les trois textes. Le numérique ou les NTIC valent 51 %, 41 % ou 56 %.
Usages du dossier, TPE et PME réunies : IA générative 22 %, chatbots et assistants 14 %, analyse de documents 6 %, automatisation des tâches 5 %, analyse de données 5 %. Aucune page de baromètre 2026 n'a été ouverte le 27 septembre 2026.
Quinze taux, quinze périmètres
| Source | Tranche | Ce qui est compté | Taux | Millésime |
|---|---|---|---|---|
| Insee Première n° 2120 | 10 à 49 salariés | Au moins une technologie d'IA, usage organisé | 15 % | 2025 |
| Insee Première n° 2120 | 50 à 249 salariés | Au moins une technologie d'IA, usage organisé | 31 % | 2025 |
| Insee Première n° 2120 | 250 salariés ou plus | Au moins une technologie d'IA, usage organisé | 58 % | 2025 |
| Insee Première n° 2120 | 10 salariés ou plus | Au moins une technologie d'IA, usage organisé | 18 % | 2025 |
| Eurostat, tableau 1 | France, 10 à 49 | Au moins une technologie d'IA | 15,0 % | 2025 |
| Eurostat, tableau 1 | France, 50 à 249 | Au moins une technologie d'IA | 30,8 % | 2025 |
| Eurostat, tableau 1 | France, 10 ou plus | Au moins une technologie d'IA | 18,2 % | 2025 |
| Eurostat, tableau 1 | Union européenne, 10 ou plus | Au moins une technologie d'IA | 20,0 % | 2025 |
| France Num, dossier du baromètre | TPE et PME, zéro salarié inclus | Recours à des solutions d'IA | 26 % | Mars-avril 2025 |
| France Num, page Osez l'IA | TPE | Entreprises équipées, selon la page | 26 % | Baromètre 2025 |
| France Num, page Osez l'IA | PME | Entreprises équipées, selon la page | 34 % | Baromètre 2025 |
| France Num, article du 4 juin 2026 | 1 à 4 salariés | Outils d'IA à des fins professionnelles | 23 % | Enquête 2025 |
| France Num, article du 4 juin 2026 | 50 à 249 salariés | Outils d'IA à des fins professionnelles | 42 % | Enquête 2025 |
| Bpifrance Le Lab, 13 janvier 2026 | 1 à 249 salariés | Recours à l'IA générative | 55 % | Fin 2025 |
| Bpifrance Le Lab et Rexecode, 19 mai 2026 | 1 à moins de 250 salariés, chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros | Recours à l'IA, générative ou non | 58 % | Avril 2026 |
Télécharger ce tableau au format CSV. Insee Première n° 2120, Eurostat, France Num, Bpifrance Le Lab. Consultation du 27 septembre 2026.
Le 15 % et le 15,0 % décrivent la même tranche. Le 31 % est l'arrondi du 30,8 %. Le 26 %, le 34 %, le 23 % et le 42 % ne découpent pas le même échantillon. Le 55 % ne compte que l'IA générative. Le 58 % compte toute IA, générative ou non.
Bpifrance mesure le recours, y compris sans cadre
Le 82e baromètre de Bpifrance Le Lab, communiqué le 13 janvier 2026, porte sur l'IA générative. Fin 2025, 55 % des TPE-PME déclarent y recourir, contre 31 % fin 2024 et 15 % fin 2023. Dans ce 55 %, 17 % l'utilisent régulièrement, en hausse de 11 points, et 37 % occasionnellement. 13 % prévoient d'y recourir. 32 % n'en ont pas l'intention, en baisse de 19 points sur un an et de 40 points en deux ans [9].
Le terrain va du 5 novembre au 2 décembre 2025, auprès d'entreprises de 1 à 249 salariés. Près de 40 000 ont été contactées. L'analyse retient 4 722 réponses reçues avant le 3 décembre. Les questions ont été posées à tout l'échantillon et redressées par taille et par secteur. L'usage le plus cité est la génération de contenus écrits, à 72 %, devant la recherche d'informations, à 67 %. Parmi celles qui n'utilisent pas l'IA générative et ne l'envisagent pas à court terme, 65 % ne voient pas d'usage.
Le baromètre du 19 mai 2026, avec Rexecode, mesure l'IA, générative ou non. 58 % des TPE/PME y ont recours : 34 % « de façon non coordonnée, à l'initiative de collaborateurs », sans cadre formalisé ; 17 % ont encadré certaines tâches ; 7 % ont des usages structurés, dont 2 % avec une gouvernance dédiée. Le 2 % est inclus dans les 7 %. 42 % n'utilisent pas l'IA. 35 % de l'ensemble n'ont aucune intention prochaine, et 7 % l'envisagent [10].
Le texte publie le non-recours, pas son complément. Les TPE de 1 à 9 salariés sont 44 % à ne pas y recourir, les PME de 10 à 249 salariés 31 %. Ce complément n'est pas calculé ici. Parmi les utilisatrices, 48 % ont un usage quotidien ou quasi quotidien, et 39 % au moins une fois par semaine. Champ : secteurs marchands non agricoles, de 1 à moins de 250 salariés, chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros. 4 073 dirigeants ont été interrogés du 13 au 26 avril 2026. La note distingue 1 135 réponses et une seconde partie de 1 128 réponses redressées. Elle ne dit pas que ces 1 128 sont le seul socle du focus.
Plusieurs réponses sont possibles : 59 % d'outils gratuits, 52 % d'outils professionnels prêts à l'emploi, 13 % d'outils développés pour l'entreprise. Le marketing et les ventes sont cités par 47 %. L'obstacle le plus cité, trois réponses au maximum, est l'identification des cas d'usage, à 54 %. Le manque de temps est à 28 %. Le manque de compétences et les craintes de mauvais usages concernent chacun un quart des dirigeants. La formation des salariés est citée par 46 % des utilisatrices, les règles internes par 15 %. Les prises en charge déjà publiées sont sur la page du financement d'une formation à l'intelligence artificielle. Ce 15 % n'est pas le texte d'une charte d'usage de l'IA.
Les freins changent avec la taille
La figure 4 porte sur les entreprises qui n'utilisent aucune technologie listée. En 2025, 71 % disent que l'IA n'a pas d'utilité pour elles. C'est aussi 71 % de 10 à 49 salariés, 69 % de 50 à 249, et 54 % à partir de 250. Le manque d'expertise est à 54 % au total, 53 % de 10 à 49, 66 % de 50 à 249, et 73 % à partir de 250. Dans cette dernière tranche, c'est le motif le plus cité.
Sur l'ensemble des non-utilisatrices, l'incompatibilité des équipements, la protection des données et le manque de clarté juridique sont chacun à 38 %. Les coûts trop élevés sont à 32 %, les difficultés de données à 29 %, les considérations éthiques à 25 %. Les inquiétudes sur les données montent à 53 % au-delà de 250 salariés. Chez les utilisatrices, 53 % citent encore le manque d'expertise, 43 % la protection des données, 42 % la clarté juridique et 33 % les coûts.
Technologies, secteurs, logiciels prêts à l'emploi
Aucune des huit technologies n'est utilisée par plus d'une entreprise de 10 salariés ou plus sur dix. Parmi les utilisatrices, 59 % en déclarent au moins deux, et 36 % au moins trois. Cette seconde part atteint 68 % dans les entreprises de 250 salariés ou plus. La fouille de texte est citée par 56 %, l'IA générative de texte ou de parole par 43 %, la génération d'images ou de sons par 41 %, la reconnaissance de la parole par 34 %.
Un des cinq profils distingués par l'Insee concentre l'usage sur l'IA générative, le plus souvent une seule technologie. Plus de 8 entreprises sur 10 de ce groupe ont moins de 50 salariés. Il représente un quart des utilisatrices et 8 % de leurs salariés. Les déploiements racontés par des entreprises nommées sont sur la page des cas d'usage de l'IA en entreprise.
En part d'entreprises, l'information-communication est à 59 %, les activités scientifiques et techniques à 33 %, l'immobilier à 26 %, le commerce à 13 %, l'hébergement-restauration à 12 %, la construction à 10 %, les transports à 9 %. L'industrie manufacturière, l'énergie et les services administratifs se tiennent entre 17 % et 19 %. Pondéré par l'emploi, les transports passent de 9 % d'entreprises à 66 % de l'emploi du secteur situé dans une entreprise utilisatrice. L'information-communication pondérée atteint 85 %. Le 9 % agricole de France Num n'est pas ce 9 % des transports : l'enquête TIC exclut l'agriculture.
80 % des utilisatrices achètent des logiciels du commerce, prêts à l'emploi. 73 % prennent un service payant de cloud computing, contre 33 % chez les autres. 73 % visent l'optimisation des coûts, 64 % la qualité des processus, 56 % des travaux complexes.
Ce que les enquêtes ne publient pas
- Premier trimestre 2025 : situation mesurée par l'enquête TIC, publiée le 21 juillet 2026.
- 26 mars 2025 : ouverture du terrain France Num, jusqu'au 18 avril.
- 11 décembre 2025 : Eurostat écrit 20,0 % pour l'Union.
- 13 janvier 2026 : 55 % de recours à l'IA générative, situation de fin 2025.
- 19 mai 2026 : 58 % de recours à l'IA, terrain du 13 au 26 avril.
L'Insee ne publie pas de taux sous 10 salariés, ni pour l'agrégat 10 à 249. Ce second taux n'est pas calculé à partir de 15 % et de 31 %. La finance, l'assurance et l'agriculture sont hors champ. Le taux français au dixième vient du tableau du rapport : l'article du 11 décembre 2025 et Statistics Explained ne nomment pas la France. Aucune page de baromètre France Num 2026 n'a été ouverte. La page des 34 % ne définit pas l'effectif de la PME. Pour situer l'effectif d'une entreprise dans ces tranches, décrivez la situation.
Questions fréquentes
Intelligence artificielle PME : quel est le taux d'adoption ?
L'Insee ne publie pas un taux unique pour les PME. Dans Insee Première n° 2120, paru le 21 juillet 2026, 15 % des entreprises de 10 à 49 salariés et 31 % de celles de 50 à 249 salariés déclarent, en 2025, au moins une technologie d'IA utilisée de façon organisée. Eurostat écrit 15,0 % et 30,8 % pour les mêmes tranches. Le dossier France Num, qui réunit TPE et PME, écrit 26 %.
IA pour PME : quels usages sont mesurés ?
Le dossier France Num 2025 place l'IA générative à 22 % des TPE et PME, et les chatbots ou assistants à 14 %. L'analyse de documents est à 6 %, l'automatisation des tâches et l'analyse de données à 5 %. L'Insee, sur les entreprises de 10 salariés ou plus, écrit qu'aucune des huit technologies listées n'est utilisée par plus d'une entreprise sur dix. Parmi les utilisatrices, 56 % citent la fouille de texte.
Pourquoi le taux d'IA des PME change-t-il selon l'enquête ?
Les questions et les champs diffèrent. L'Insee demande une technologie utilisée de façon organisée, hors usage individuel d'un agent conversationnel, à partir de 10 salariés. France Num demande un recours à des solutions d'IA et interroge aussi des entreprises sans salarié. Bpifrance mesure, fin 2025, le recours à l'IA générative, à 55 %, puis, en avril 2026, tout recours à l'IA, à 58 %, dont une part sans cadre formalisé.
Les TPE sont-elles dans le chiffre de l'Insee sur l'IA ?
Non. L'enquête TIC 2025 et le tableau Eurostat portent sur les entreprises de 10 personnes occupées ou plus. Les entreprises de 0 à 9 salariés n'y figurent pas. Le baromètre France Num interroge des TPE, dont 1 027 entreprises de zéro salarié, et des PME. L'article du 4 juin 2026 indique 23 % dans les entreprises de 1 à 4 salariés.
Quels freins les entreprises invoquent-elles pour ne pas utiliser l'IA ?
Parmi les entreprises de 10 salariés ou plus qui n'utilisent aucune technologie d'IA, l'Insee indique que 71 % n'en voient pas l'utilité et que 54 % évoquent un manque d'expertise. Le manque d'utilité est cité par 71 % des entreprises de 10 à 49 salariés et par 54 % de celles de 250 salariés ou plus. Le manque d'expertise est le motif le plus cité dans cette dernière tranche, à 73 %.
Les PME utilisent-elles déjà l'IA générative ?
Fin 2025, le 82e baromètre de Bpifrance Le Lab indique que 55 % des TPE-PME de 1 à 249 salariés déclarent recourir à l'IA générative, dont 17 % régulièrement et 37 % occasionnellement. En avril 2026, le baromètre mené avec Rexecode mesure 58 % de recours à l'IA, générative ou non. Sur ce total, 34 % décrivent des usages non coordonnés, sans cadre formalisé.
Sources
- Insee, Clément Lefebvre, « Les technologies de l'information et de la communication dans les entreprises en 2025 », Insee Première n° 2120 (paru le 21 juillet 2026), insee.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- Eurostat, « The use of artificial intelligence (AI) technologies in the European Union », Key results, édition 2026 (KS-01-26-009-EN-N), ec.europa.eu, consulté le 27 septembre 2026.
- Eurostat, « 20% of EU enterprises use AI technologies » (11 décembre 2025), ec.europa.eu, consulté le 27 septembre 2026.
- Eurostat, Statistics Explained, « Use of artificial intelligence in enterprises » (données extraites en décembre 2025), ec.europa.eu, consulté le 27 septembre 2026.
- France Num, « Baromètre France Num 2025 : le numérique et l'intelligence artificielle dans les TPE et PME » (publié le 15 septembre 2025, mis à jour le 23 septembre 2026), francenum.gouv.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- Direction générale des entreprises, « Transformation numérique : les TPE et PME confirment leur engagement, mais expriment de nouvelles attentes » (15 septembre 2025), entreprises.gouv.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- France Num, « L'IA s'invite dans les TPE et PME : un essor récent mais rapide » (4 juin 2026), francenum.gouv.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- France Num, « Exploitez l'intelligence artificielle, osez l'IA ! », francenum.gouv.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- Bpifrance, « Bpifrance Le Lab présente le 82e baromètre semestriel de conjoncture auprès des TPE-PME » (13 janvier 2026), presse.bpifrance.fr, consulté le 27 septembre 2026.
- Bpifrance Le Lab et Rexecode, baromètre trimestriel TPE-PME, focus intelligence artificielle (19 mai 2026), lelab.bpifrance.fr, consulté le 27 septembre 2026.