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Conseil numérique · mise à jour du 23 septembre 2026

Coût d'une mission

Une mission de 40 jours d'indépendant coûte 23 200 à 32 000 € HT

Un consultant indépendant se situe entre 580 € et 800 € HT par jour selon le profil (Free-Work, septembre 2026). Une mission de 40 jours revient donc à 23 200 € à 32 000 € HT.

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À retenir

  • Un consultant indépendant se situe entre 580 € et 800 € HT par jour selon le profil (Free-Work, septembre 2026). Une mission de 40 jours revient donc à 23 200 € à 32 000 € HT, une mission de 20 jours à 11 600 € à 16 000 € HT.
  • Une journée de grand cabinet facturée à l'État ressortait à 1 528 € TTC en moyenne sur 2018-2020, et jusqu'à 3 352 € pour le plus cher d'un même marché (Sénat, 2022) : à nombre de jours égal, le rapport avec un indépendant expérimenté va de un à deux, voire de un à quatre.
  • Le mode de facturation décide de qui porte la dérive : en régie l'acheteur paie les jours consommés, au forfait le prestataire absorbe le dépassement et le facture d'avance en marge de sécurité. Le prix affiché ne se compare qu'à mode de facturation identique.
  • Recoupement public : sur 442 marchés d'AMOA informatique notifiés de 2017 à 2023, le montant médian d'attribution est de 150 000 € pour 24 mois, soit environ 230 jours étalés sur deux ans. L'écart avec une mission privée de 40 jours vient de la durée, pas du tarif.
  • Raisonnez en médiane, jamais en moyenne : sur ces mêmes marchés, la moyenne (2,6 M€) vaut dix-sept fois la médiane, écrasée par quelques accords-cadres géants. Une « moyenne du marché » citée sans médiane ne vous apprend rien.
  • Les prix ont cessé de monter : +0,6 % sur un an pour le conseil en informatique vendu en France (INSEE, T2 2026), +0,4 % pour l'indice Syntec. C'est un argument de négociation daté et vérifiable.

Pourquoi cette page existe. La requête « coût mission conseil numérique » ramène surtout le dispositif public Conseiller numérique (médiation). La requête « tarif consultant transformation digitale » ramène des salaires. Ici l'objet est l'achat d'une mission de cabinet par une entreprise, chiffré à partir des baromètres de taux journaliers puis recoupé sur les marchés publics CPV 72. Tous les chiffres ci-dessous proviennent de sources publiques citées et datées ; aucun n'est une moyenne de devis, et aucun n'est estimé.

Le calcul : un taux journalier multiplié par un nombre de jours

Le prix d'une mission n'a que deux composantes observables : combien coûte une journée, et combien de journées sont nécessaires. Le baromètre Free-Work de septembre 2026 donne la première. Un consultant indépendant se situe entre 580 € et 800 € HT par jour selon le profil, du chef de projet informatique à 581 € au directeur de projet à 801 €. La seconde dépend du périmètre, et c'est le nombre que l'acheteur doit exiger de chaque candidat.

Volume de la missionÀ 580 € HT par jourÀ 800 € HT par jourCe que ce volume finance en général
10 jours5 800 € HT8 000 € HTUn diagnostic de flux et un chiffrage des gisements
20 jours11 600 € HT16 000 € HTUn cadrage complet avec cahier des charges
40 jours23 200 € HT32 000 € HTUn cadrage suivi d'une première mise en production
80 jours46 400 € HT64 000 € HTUn chantier sur plusieurs processus, étalé sur deux à trois trimestres

Calcul AGK INVEST : volume de jours multiplié par les bornes de la fourchette Free-Work de septembre 2026. Les correspondances de la dernière colonne sont des usages observés, pas une donnée sourcée.

Ce calcul chiffre l'intervention, pas le projet. Un devis à 60 000 € n'est ni cher ni bon marché tant qu'on ignore s'il couvre 40 jours d'un profil senior ou 120 jours d'une équipe mixte. La question à poser en premier porte donc sur le nombre de jours, les profils affectés, et ce qui se passe si la mission en prend davantage.

Qu'achète-t-on exactement dans une mission de cabinet ?

Une mission de cabinet en conseil informatique s'achète toujours sous l'une de ces trois formes : du temps (des jours d'intervenants), un livrable (un document, un système, un périmètre fonctionnel), ou un résultat mesuré. Ces trois objets n'ont pas le même prix parce qu'ils ne transfèrent pas le même risque, et la confusion la plus coûteuse consiste à comparer un montant global à un taux journalier.

Régie, forfait, engagement de résultat : qui porte le risque ?

Les trois modes de facturation répondent à la même question : qui paie si la mission prend plus de temps que prévu. En régie, c'est l'acheteur ; au forfait, c'est le prestataire, qui a donc intégré une marge de sécurité dans son prix ; en engagement de résultat, une partie du prix devient conditionnelle. Aucun mode n'est supérieur aux autres : chacun correspond à un degré de précision du périmètre.

Critère Régie Forfait Engagement de résultat
Ce qui est acheté Des jours d'intervenants Un livrable et un périmètre Un effet mesuré sur l'activité
Qui porte le dépassement L'acheteur Le prestataire Partagé selon la clause
Où se cache le surcoût Dans les jours consommés au-delà de l'estimation Dans la marge de sécurité du prix ferme, et dans les avenants hors périmètre Dans la définition de l'indicateur et de sa mesure
Quand le choisir Périmètre mouvant, expertise rare, équipe interne capable de piloter Périmètre écrit et stable, besoin d'un prix connu à l'avance Processus déjà mesuré avant le projet, indicateur incontestable
Condition de réussite côté acheteur Suivre la consommation de jours toutes les semaines Écrire le périmètre avant de signer, pas après Disposer de la mesure d'avant-projet, sinon la clause est invérifiable

À périmètre égal, un forfait est presque toujours nominalement plus cher qu'une régie : l'écart est le prix de l'assurance contre la dérive. La question décisive porte donc sur votre capacité à piloter une régie, plutôt que sur le mode le moins cher sur le papier. Une entreprise sans chef de projet disponible paiera cher une régie mal suivie. Les termes employés ici (régie, forfait, AMOA, TJM, réversibilité) sont définis un à un dans le glossaire.

Combien coûte une journée de consultant indépendant en 2026 ?

Le taux journalier est l'unité de base de la régie, et la brique de calcul cachée derrière tout forfait. Les plateformes de mise en relation publient des baromètres alimentés par les transactions déclarées : ce sont les seules séries de prix observés disponibles gratuitement en France. Le baromètre Free-Work a la particularité utile de distinguer le taux obtenu en direct de celui obtenu via un intermédiaire.

ProfilTJM moyen en directTJM moyen via un intermédiaire
Directeur ou responsable de projet801 €795 €
Architecte d'entreprise / urbaniste SI753 €680 €
Consultant MOA/AMOA654 €583 €
Consultant fonctionnel / métier654 €608 €
Consultant ERP (Dynamics, Oracle, Sage, SAP…)607 €569 €
Chef de projet informatique581 €597 €

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Source : Free-Work, baromètre des taux journaliers (données septembre 2026, tarifs journaliers HT, lissés sur sept jours). Consulté en septembre 2026.

Lecture : l'écart entre les deux colonnes mesure ce que capte la chaîne d'intermédiation, soit 71 € par jour sur le profil MOA/AMOA, et non une différence de compétence. Sur Malt, un consultant en stratégie expérimenté se situe à 744 € par jour, avec un écart de ville limité : 784 € à Paris contre 676 € à Bordeaux.

Et une journée de grand cabinet ?

Le changement d'échelle est documenté, et par une source inattaquable : la commission d'enquête du Sénat sur le recours de l'État aux cabinets de conseil a obtenu les prix réellement facturés. Le coût moyen d'une journée de consultant s'élevait à 1 528 € TTC pour la période 2018-2020, hors informatique et hors accords-cadres de l'UGAP, soit environ 1 270 € hors taxes, près du double du taux journalier d'un indépendant expérimenté.

Le rapport donne aussi la dispersion, plus instructive que la moyenne. Sur les cinq cabinets mobilisés pendant la crise sanitaire, le tarif moyen ressortait à 2 168,38 € par jour de consultant et variait « du simple au double » entre 1 502,88 € pour le logisticien Citwell et 3 352,05 € pour Roland Berger. Dans l'accord-cadre de la direction interministérielle de la transformation publique, le coût moyen pondéré était de 1 416 € par jour-homme en 2017, et de 1 918 € sur le lot de conseil en stratégie.

Le même rapport fournit le point de comparaison que personne ne publie : le coût moyen chargé d'un fonctionnaire de catégorie A+ est estimé à 362 € par jour ouvrable. Entre faire et acheter, le rapport brut est donc de l'ordre de quatre à cinq. Le Sénat précise lui-même que les tarifs des cabinets intègrent d'autres coûts (cotisations, moyens généraux, « marque » du cabinet) : cet écart mesure le prix de l'externalisation, et non une marge nette.

Source : Sénat, rapport n° 578 de la commission d'enquête sur l'influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques (données 2017-2021, rapport publié le 16 mars 2022). Consulté en septembre 2026.

Recoupement : ce que paient les acheteurs publics

Les cabinets privés ne publient pas leurs prix, et le benchmark 2026 le montre famille par famille. Les acheteurs publics, eux, sont tenus de publier les montants qu'ils attribuent. Les Données essentielles de la commande publique recensent 702 901 marchés ; en les filtrant par code CPV 72 (services informatiques), on obtient la seule série de prix de mission de cabinet réellement payés, en volume, en France. Les médianes ci-dessous portent sur des marchés notifiés de 2017 à 2023 (n = 442 pour l'AMOA informatique ; calculs du 19 septembre 2026) ; aucun marché 2024–2026 n'est dans ce jeu.

Objet du marché (code CPV)Nombre de marchés1er quartileMédiane3e quartile
Assistance à maîtrise d'ouvrage informatique (objet AMOA, CPV 72)44260 000 €150 000 €500 000 €
Conseil en systèmes informatiques (72246)15575 000 €167 400 €393 000 €
Conseil en systèmes et conseil technique (72220)23564 000 €116 100 €300 000 €
Conseil en gestion de projet (72224)30555 488 €112 500 €256 250 €
Conseil en gestion générale (79411)21044 929 €111 000 €371 000 €
Schéma directeur des systèmes d'information (objet, CPV 72)5251 990 €80 000 €176 066 €
Dispersion des montants d'attribution des marchés publics de conseil numérique : premier quartile, médiane et troisième quartile Pour chaque catégorie, la bande va du premier au troisième quartile, le trait marque la médiane. AMOA informatique : 60 000 €, 150 000 €, 500 000 €. Conseil en systèmes informatiques : 75 000 €, 167 400 €, 393 000 €. Conseil en systèmes et conseil technique : 64 000 €, 116 100 €, 300 000 €. Conseil en gestion de projet : 55 488 €, 112 500 €, 256 250 €. Conseil en gestion générale : 44 929 €, 111 000 €, 371 000 €. Schéma directeur des systèmes d'information : 51 990 €, 80 000 €, 176 066 €. Q1–Q3 médiane AMOA info. Conseil SI SI + technique Gest. projet Gest. gén. Schéma dir. 0 500 000 €

Le tableau voisin en est l'alternative textuelle complète.

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Source : Données essentielles de la commande publique, jeu « DECP v3 — marchés valides », ministère de l'Économie (marchés notifiés de 2017 à 2023 ; aucun marché 2024–2026 n'est dans ce jeu). Médianes et quartiles calculés sur l'intégralité des montants d'attribution de chaque sélection. Consulté en septembre 2026.

Pourquoi 150 000 € n'est pas le prix d'une mission de 40 jours. La médiane des marchés d'AMOA informatique s'accompagne d'une durée médiane de 24 mois : 150 000 € sur deux ans font environ 6 250 € par mois, soit, au taux journalier MOA/AMOA de 654 €, de l'ordre de 230 jours d'intervention étalés sur deux ans, moins de dix jours par mois. Le rapport entre 150 000 € et les 23 200 € à 32 000 € d'une mission privée de 40 jours, de l'ordre de cinq à six, est donc un rapport de volume de jours, pas un rapport de tarif journalier. Un acheteur public finance un accompagnement continu sur la durée d'un marché ; une PME qui consulte finance le plus souvent un cadrage et une première mise en production.

Deux autres précautions avant de reprendre ces montants. L'ordre de grandeur d'une mission de cabinet sérieuse se compte en dizaines à quelques centaines de milliers d'euros, pas en milliers. Et la moyenne de ces mêmes 442 marchés atteint 2,6 millions d'euros, soit dix-sept fois la médiane : quelques accords-cadres pluriannuels géants suffisent à la faire exploser. Toute communication qui cite une « moyenne du marché » sans donner la médiane décrit ces quelques marchés-là, pas le vôtre.

Les marchés dont l'objet principal est une transformation digitale, une transformation numérique ou une digitalisation forment un ensemble disjoint de ces 442 AMOA (0 identifiant en commun). Sur 45 marchés, relevé du 23 septembre 2026, la médiane d'attribution est de 140 000 €, avec des notifications jusqu'en 2026. Le détail, les quartiles et le CSV sont sur le coût d'une transformation digitale.

Que paie-t-on pour un schéma directeur des systèmes d'information ?

Le schéma directeur est la mission de cadrage la plus normalisée du conseil numérique : un état des lieux, une cible, une trajectoire d'investissement. Les 52 marchés publics identifiés donnent une médiane de 80 000 €, mais la dispersion est considérable et s'explique par la taille de l'organisation et par ce qui est inclus au-delà du document.

MontantNotifiéDuréeAcheteurObjet
1 600 000 €202248 moisDépartement d'Ille-et-VilaineAMOA du schéma directeur des systèmes d'information des collèges
1 500 000 €202224 moisCaisse nationale des allocations familialesAssistance à la conception du schéma directeur du SI de la branche Famille
400 000 €201712 moisÉtablissement public de sécurité ferroviaireAMOA pour la réalisation d'un schéma directeur et la conduite de projets de transformation du SI
200 000 €202248 moisEurométropole de MetzÉlaboration et mise en œuvre du schéma directeur des systèmes d'information
200 000 €202224 moisRégion Centre-Val de LoireAccompagnement dans la définition du schéma directeur stratégique des SI
200 000 €202148 moisDépartement de l'AriègeAMOA schéma directeur départemental du système d'information

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Source : Données essentielles de la commande publique (DECP v3), ministère de l'Économie (marchés notifiés entre 2017 et 2022). Acheteurs identifiés par leur SIRET via l'API Recherche d'entreprises. Consulté en septembre 2026.

Ce que la durée révèle. Les marchés à 48 mois ne financent pas la rédaction d'un document : ils achètent un accompagnement sur toute la trajectoire. Un devis de schéma directeur à quelques dizaines de milliers d'euros et un devis à plusieurs centaines de milliers ne sont donc pas en concurrence : l'un livre un cadrage, l'autre pilote sa mise en œuvre pendant quatre ans. C'est la première chose à clarifier avant de comparer.

Pourquoi deux devis pour le même besoin varient-ils d'un facteur trois ?

À énoncé de besoin identique, l'écart entre deux propositions tient rarement au taux de marge. Il tient à quatre variables que l'énoncé ne précise pas, et que l'acheteur peut expliciter avant même de consulter.

La séniorité réelle de l'équipe affectée. C'est le premier facteur, et il est chiffrable : sur Malt, un consultant en stratégie passe de 399 € par jour en début de carrière à 948 € au-delà de quinze ans d'expérience, soit un facteur 2,4 sur la seule ancienneté. Chez Free-Work, le consultant MOA/AMOA francilien passe de 509 € entre trois et quatre ans d'expérience à 678 € au-delà de quinze ans. Deux cabinets peuvent proposer le même nombre de jours au même prix total avec des équipes radicalement différentes : demandez les profils nommément.

La reprise de l'existant. Un prestataire qui a examiné vos outils actuels chiffre la reprise ; celui qui a répondu sur la seule cible la découvrira en avenant. À budget affiché égal, le second est le plus cher des deux.

La qualité des données de départ. Référentiels incohérents, doublons, historiques incomplets : c'est l'effort le plus systématiquement sous-estimé, parce qu'il n'est mesurable qu'une fois le projet commencé. Faire réaliser un audit de données avant la consultation change le prix de toutes les offres.

Le nombre d'interlocuteurs à aligner. Chaque direction supplémentaire ajoute des ateliers et des arbitrages : un même périmètre coûte mécaniquement plus cher dans une organisation à cinq décideurs qu'à un seul. Ce coût est légitime ; il doit être nommé dans le devis plutôt que dilué.

Le test qui rend deux devis comparables : demandez à chaque candidat le nombre de jours, la répartition par profil et le taux journalier implicite. Trois questions, trois nombres. Si un prestataire refuse de les donner sur un forfait, il protège une information qu'il ne veut pas voir comparée, plutôt qu'un secret commercial. Les signaux à lire en séance complètent utilement cet examen.

Quels postes le devis ne montre-t-il pas ?

Le budget d'un projet numérique dérape rarement sur la ligne facturée. Il dérape sur quatre postes absents du devis, parce qu'ils sont portés par l'entreprise elle-même ou reportés après la livraison.

La reprise des données. Nettoyer, dédoublonner et réconcilier l'existant avant de le verser dans un nouvel outil relève des équipes internes. Ce temps n'est facturé par personne ; il est pourtant le premier consommateur de calendrier.

La conduite du changement. Formation, reprise des procédures, double saisie pendant la bascule. Un système correctement livré mais non adopté coûte l'intégralité de son prix pour un bénéfice nul.

Le coût de fonctionnement annuel. Hébergement, licences, maintenance, évolutions réglementaires, consommation des modèles d'IA. Aucune source publique récente ne permet de publier un taux de maintenance annuel fiable pour le marché français : exigez ce chiffre du prestataire, par écrit, avant la signature. Son absence est en elle-même une information.

Le coût de sortie. Récupérer le code, exporter les données dans un format exploitable, obtenir la documentation et les accès. Ce coût ne se négocie qu'avant la signature : au moment du départ, le rapport de force s'est inversé.

L'ampleur de la dérive possible est documentée côté public : sur les 59 grands projets numériques de l'État suivis par la direction interministérielle du numérique, pour 4,53 milliards d'euros de coûts actualisés et une durée moyenne de 6,5 ans, l'écart budgétaire moyen par rapport à la prévision initiale atteint 16,8 % et l'écart calendaire 28 %. Ce sont des projets pilotés, audités et suivis : le chiffre constitue un plancher réaliste, pas un plafond.

Source : DINUM, Panorama des grands projets numériques de l'État, 22e édition (données décembre 2025). Consulté en septembre 2026.

Les prix du conseil numérique augmentent-ils encore en 2026 ?

Non, et c'est un argument de négociation daté. L'indice INSEE des prix de production des services de conseil en informatique vendus aux entreprises françaises s'établit à 108,8 au deuxième trimestre 2026 (base 100 en 2021), contre 108,1 un an plus tôt : environ +0,6 % sur un an, pour +8,8 % cumulés depuis 2021. L'indice Syntec, référence habituelle des clauses de révision de prix dans les contrats de prestation intellectuelle, suit la même pente : 321,5 en juillet 2026 contre 320,3 en juillet 2025, soit +0,4 %.

Le contexte de marché confirme cette lecture. Dans son observatoire de juillet 2026 réalisé avec Xerfi, Numeum attendait pour l'année une croissance de 0,2 % pour le conseil en technologies (7,7 milliards d'euros), le segment le plus atone du numérique français, et évoquait explicitement « l'attentisme des donneurs d'ordres, la pression sur les prix et la dégradation des marges ».

Ce qu'on en fait en négociation. Une clause de révision de prix indexée sur l'indice Syntec est courante et légitime ; la Fédération Syntec rappelle elle-même que son usage « ne revêt aucun caractère systématique » et relève de la négociation. Sur un contrat pluriannuel, vérifiez la date de l'indice de référence, la périodicité de révision et l'existence d'un plafond : à +0,4 % par an, le risque ne vient pas d'une clause d'indexation non plafonnée, mais d'une clause qui rouvrirait le prix à chaque avenant.

Sources : INSEE, indice des prix de production des services aux entreprises, CPF 62.02 conseil en informatique (données 2e trimestre 2026, paru le 27 août 2026) ; Fédération Syntec, indice Syntec (données juillet 2026) ; Numeum et Xerfi, observatoire de conjoncture, via Le Monde Informatique (prévisions 2026, publié le 9 juillet 2026). Consulté en septembre 2026.